Le Bulletin

 

Local du groupe La Commune       Fédération Anarchiste
Avril 2002
LAR 9, rue Malakoff 35000 Rennes  Tél : 02-99-67-92-87
www.fa-rennes.fr.st
e-mail :fa-rennes@fr.st

 


 

Vendredi 26 et Samedi 27 Avril, Journées Libertaires à la Maison de Quartier de Villejean, au programme concerts, débats, rencontres et tables de presse.

 

 


 La vague d’antimondialisation sur laquelle surfent certains ne s’apparente nullement à un raz-de-marée ; elle ne peut que se briser lamentablement sur les sables mouvants du réformisme. Que ses défenseurs s’appliquent à diluer la critique en parlant de « capitalismes » au pluriel, ou qu’ils renoncent carrément à employer le terme lui-même, l’essentiel est bien d’occulter, pour ne pas avoir à le remettre en cause, le fondement même du capitalisme, c’est-à-dire la propriété privée des moyens de production.

 


Car « la propriété, c’est le vol ! » Et la terre, dont les ressources sont réservées à ceux qui peuvent l’acheter, n’échappe évidemment pas à ce constat. C’est le pouvoir seigneurial, ecclésiastique, royal ou bourgeois qui a progressivement substitué aux usages collectifs des sols la propriété privée. C’est l’injustice, la  force, la violence qui ont contribué à la confiscation des meilleures terres, à la formation de vastes domaines. C’est l’usurpation, la spéculation qui ont engendré des disparités économiques considérables.

 

La propriété définit des relations sociales, de domination et d’exploitation lorsqu’elle est privée. Des stratégies économiques pour les uns, la marginalisation pour les autres (relations auxquelles les droits de propriété intellectuelle, liés aux OGM, donnent encore plus de force). La question de la propriété ou de l’usage des terres agricoles recouvre celle de la sécurité alimentaire, mais aussi du droit, de la dignité, de la liberté. La grande diversité des situations foncières ne doit pas masquer la tendance lourde, celle de la concentration, en dépit des discours anesthésiants sur la mise en œuvre de réformes agraires. Et ce n’est évidemment pas l’Accord sur l’agriculture qui s’élabore dans le cadre de l’OMC qui va inverser le processus.

 

Une concentration foncière permanente

Zone de Texte: La Terre n’est à personne
 


Même en Europe, l’histoire marche à reculons. Si une réforme agraire au début du 19e siècle a permis le passage d’un système féodal dominé par de grands propriétaires fonciers à une agriculture paysanne, le capitalisme, notamment depuis un demi-siècle, favorise la course à l’agrandissement, avec son corollaire, l’élimination des plus vulnérables. Dominante dans la seconde moitié du 20e siècle, l’agro-industrie a entraîné une forte concentration de la terre et du capital, substituant un féodalisme à un autre, le contrôle de la terre en constituant la base. En France, 180 000 exploitations occupent les deux tiers de la Surface agricole utilisée (SAU). Même dans les pays d’Europe de l’Est où la gestion souvent catastrophique des fermes d’Etat a engendré une situation précaire, la décollectivisation a finalement très peu bénéficié aux paysans.

 

En Afrique, depuis une dizaine d’années, les institutions financières internationales encouragent la généralisation de la propriété privée des sols : l’échec est au bout du sillon, mais est-ce une surprise ? Les réformes foncières profitent aux agriculteurs disposant d’une forte capacité d’investissement technique ainsi qu’à la bourgeoisie urbaine qui a les moyens financiers et politiques d’acheter des terres et d’employer des ouvriers agricoles.

 

D’autre part, le clientélisme favorise la spéculation. Les politiciens, les hauts fonctionnaires, les grands commerçants se lancent dans des opérations immobilières. D’importantes superficies de terres arables sont réquisitionnées pour créer des grandes fermes d’élevage et des parcs de loisirs. La famine qu’a connue en 1980 le Karamoja, région située dans l’est de l’Ouganda, et qui a causé la mort de 50 000 personnes, est directement imputable à ces réquisitions de terre économiquement injustifiées.

 

En Amérique du Sud, les structures agraires sont dominées par l ‘opposition entre les grandes exploitations capitalistes et la masse misérable des paysans sans terre, des populations exclues du développement. L’inégalité foncière traduit une logique économique. La plupart des gouvernements ont renoncé à transformer l’agriculture, et amorcent une contre-réforme agraire sous la pression du néolibéralisme et du capital financier : agriculture entrepreneuriale tournée vers l’exportation, privatisation et morcellement des coopératives, explosion des marchés fonciers…

 

Deuxième pays au monde pour la concentration des terres (1 % des propriétaires accaparent 44 % des terres ; 12 millions de paysans sans terre), le Brésil semble montrer la voie. Avec l’appui de la Banque mondiale et du FMI, le gouvernement délaisse la politique de réforme agraire dont il avait fait, sous la pression sociale, un des points forts de sa propagande. Non seulement l’Etat se désengage de ses responsabilités en la matière et s’applique à valoriser l’initiative privée dont on sait à qui elle profite, mais une répression féroce s’abat sur les paysans sans terre, particulièrement dans le sud du pays : expulsions collectives de paysans, avec incendie des baraques et des cultures, torture des leaders, emprisonnement des rebelles. Par ailleurs, la possibilité individuelle d’accéder aux crédits de la Banque de la terre est conçue comme une stratégie pour affaiblir les actions collectives, l’autonomie, les projets communs envisagés par le Mouvement des sans-terre (MST).

 

Les multinationales à l’assaut

 

Comme si la dynamique inégalitaire entretenue par les castes politiques ne suffisait pas, les milieux d’affaires surgissent. La libéralisation croissante des mouvements de capitaux et des législations nationales incite certaines grandes entreprises à acheter de la terre, à rechercher un contrôle direct sur le foncier, notamment depuis les années 80.  En Amérique latine, un secteur agricole intensif en capital et tourné vers l’exportation se développe aux dépens de l’agriculture familiale. L’italien Benetton a acquis par l’intermédiaire de la société financière Edizione Holding plus de 900 000 ha en Argentine. Des magnats de la finance ou de l’industrie acquièrent des réserves foncières en Patagonie. Des pools bancaires apparaissent, dans le but d’organiser la production : ils louent des terres, 50 000 ha en moyenne, et embauchent des techniciens de pointe pour conduire les cultures.

 

D’autres entreprises investissent dans des concessions forestières dans les pays tropicaux d’Asie du Sud-Est et du Pacifique par le biais de sociétés de courtage, dans l’espoir que la gestion d’espaces boisés leur permette un jour d’acquérir des permis supplémentaires d’émission, qu’elles pourront vendre ou intégrer à leur bilan global de CO2. Par ailleurs, des entreprises japonaises investissent dans les vignobles haut de gamme, valeurs à la fois symboliques et rentables.

 

Lutter sans répit

 

Que l’on se souvienne des paroles de Gracchus Babeuf : « Plus de propriété individuelle des terres : la terre n’est à personne. Nous réclamons, nous voulons la jouissance communale des fruits de la terre : les fruits sont à tout le monde. » Les conflits, souvent violents, pour l’accès à la terre ont structuré de grands mouvements sociaux. Si elle n’est pas la seule, la question agricole revêt cependant une importance particulière dans la perspective d’une transformation radicale de la société parce que la maîtrise de la production et de la distribution alimentaire sera toujours une arme redoutable.

 

Depuis la révolution espagnole, chacun sait que la gestion collective de la terre et de ses fruits n’est pas une utopie, mais une réelle possibilité, gâchée non par une incapacité organisationnelle, une incompétence quelconque, mais par la conjonction des forces répressives. Pendant plusieurs mois, des centaines de collectivités, des millions de paysans, hommes, femmes et enfants, ont relevé le défi : obtenir des résultats immédiats. Et si l’homme croyait en lui, au lieu de croire… en qui d’ailleurs ?

 

JP Tertrais, La Commune, Rennes                                                                                                                                                                            i

Communiqué de presse sur la fermeture de Mitsubishi

 

La Fédération Anarchiste 35 condamne fermement l'annonce par Mitsubishi de la fermeture de leur site d'Etrelles, qui, si elle devait se concrétiser, mettrait au chômage environ 1000 salariés. Avec l'appui du préfet d'Etat, les potentats politiques locaux, fournisseurs de millions d'euros de subventions et autant en exonération de taxe professionnelle sont co-responsables de cette nouvelle attaque contre les travailleurs. Après avoir recyclé l'argent public en profit privé à Etrelles, Mitsubishi s'apprête à exploiter les travailleurs chinois.

La Fédération Anarchiste 35 encourage les salariés de Mitsubishi à s'organiser avec détermination pour la lutte collective, car seul l'établissement d'un rapport de force leur donnera les meilleures garanties d'avenir. Nous nous tenons prêts à faire acte de solidarité sous toutes ses formes avec les travailleurs.

 

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Internet

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Subsociety

 

 

 Distribution alternative de musiques alternatives (CDs Hardcore, Punk, Ska, Oï et Psycho de plus de 100 labels indépendants). Littérature alternative : 3000 références disponibles sur 40 thèmes (anarchisme, antifascisme, médias, antimilitarisme, association, drogue, écologie, humour, prison,, révolution, romans d’anticipation, sociologie…) catalogue VPC disponible contre 4 timbres auprès de :  Association SUBSOCIETY16 square Henri Dunant 35700 Rennes

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Agenda

 

Ü                 Jeudi 4 Avril, 20h 45 réunion du groupe La Commune au Local

Ü                 Vendredi 26 et Samedi 27 Avril, Journées Libertaires à la Maison de Quartier de Villejean, au programme concerts, débats, rencontres et tables de presse. Réservez votre Week-end.

Ü                 Mercredi 1er Mai, Cortège de la Fédération Anarchiste.

Ü                 Jeudi 2 Mai, 20h 45 réunion du groupe La Commune au Local.

Ü                 Jeudi 6 Juin, 20h 45 réunion du groupe La Commune au Local.

Spécial Journées Libertaires

 

 

Les débats suivants vous seront proposés dans le cadre des Journées Libertaires :

 

˜         Féminisme et Anti-sexisme

Le Féminisme aujourd’hui : pourquoi et dans quelle société ? Quel place pour l’anarcha-féminisme face aux régressions sociales ? Comment réagir aux publicités sexistes, à la contraception payante et réservée aux femmes, à l’autorisation du travail de nuit pour les femmes sous couvert d’ « égalité ».... Il sera également question de la situation des femmes subissant des violences dans le monde. Loin d’être ringarde, cette lutte permet de faire avancer les idées pour une égalité effective homme-femme. Ce débat pourra permettre de tracer des axes de lutte éventuels : création de collectifs inter-culturels de femmes dans les quartiers…

 

˜    Les Anarchistes et leur Histoire

De la Première Internationale aux luttes de cette dernière décennie en passant par la Commune de Paris, l'Internationale antiautoritaire, les grands congrès anarchistes, les martyrs de Chicago, les bombes de la propagande par le fait, la naissance et l'épopée du syndicalisme révolutionnaire et de l'anarcho-syndicalisme, l'éducation libertaire, la révolution mexicaine, russe, espagnole.... les révoltés de Kronstadt, les insurgés de l'Ukraine makhnoviste, les collectivités agricoles aragonaises, le peuple libertaire espagnol en armes, Mai 68, la renaissance du mouvement libertaire de ces dernières années....

Un siècle et demi de luttes contre le capitalisme, les Églises, les militarismes, les États et tous les fossoyeurs du grand rêve émancipateur d'une société de liberté, d'égalité, d'entraide, d'autogestion.... Parce que l’étude du passé permet souvent de dessiner un avenir meilleur à la lueur du vécu du présent…

 

˜         Drogues :

Pourquoi parle-t-on communément de "la" drogue, alors qu'elles sont aussi multiples que variées ? Qu'est-ce qui, depuis l'aube des temps, pousse les être à payer au prix fort de la déchéance, de la dépendance, et de la souffrance, quelques pauvres dérisoires instants de plaisir, de rêve et d'oubli ?

Les drogues sont-elles les filles légitimes du capitalisme, de l'Etat et de toutes les logiques sociales qui volent peu ou prou la vie et l'âme des individus ? Ou bien, par delà cette évidence, remplissent-elles une fonction sociale inhérente à " l'éternel humain " ?

Bref, la solution, si elle existe, passe-t-elle par la répression, la prohibition, la dépénalisation, partielle ou totale, la vente libre, le contrôle d'associations de consommateurs, ou la révolution ?

Autant de questions que les tenants du pouvoir, les curetons et le "sens commun" refuseront définitivement de se poser ! Des interrogations que le moralisme et le puritanisme révolutionnaire ordinaire préfèrent ignorer. En somme, un sujet que les anarchistes se doivent d'aborder de front.

˜         Problèmes liés à l’environnement et Nucléaire.

 

La France a le triste record de la plus grande production d’énergie nucléaire par habitant, mais aussi le plus grand nombre d’incinérateurs au km². Malheureusement, nos différents gouvernements ont choisi « le tout incinérateur » comme le « tout nucléaire ».

 

- Les incinérateurs de déchets

L’Histoire se répète, puisque comme avec les neutrons, les populations ne sont pas concertées, ni même honnêtement informées quant aux nuisances, aux risques encourus à cause d’un incinérateur de déchets : camions, bruits, odeurs, fumées, dioxines, métaux lourds vagabonds, etc... Les pouvoirs publics viennent de donner un accord de principe pour subventionner les incinérateurs de fumier de volailles en vue de produire de l’électricité qui sera rachetée par EDF. Partout en Bretagne, se multiplient les projets de retraitement des déjections animales. Cette porte de sortie écologique pour l’agro-industrie ne vise qu’à maintenir la surproduction actuelle. Il s’agit de créer des marchés en permanence.

L’Union Régionale FA était présente à la manifestation organisée le 16 février à Plouray, où le groupe Doux envisage d’y faire brûler 100 000 tonnes de farines animales, des boues d’épuration, des tonnes de sang et d’eaux usées.

Là encore, seule notre action pourra inverser le cours des choses…

 

- Nucléaire :

Participation de l’Union Régionale FA à la manifestation nationale anti-nucléaire de Nantes du 20 Octobre 2001 : Cette mobilisation, qui en appelle d'autres, a été un succès. Société du spectacle oblige, il fallait chercher des Verts, si possible se présentant aux présidentielles… Les cortèges libertaires eux étaient conséquents et très visibles : entre 500 et 1000 personnes dans des villes comme Toulouse, Nantes… Nous avons pu ainsi exprimé notre analyse: " le nucléaire est un élément de la société capitaliste (course aux profits) et d'une société totalitaire (société hyper-centralisée avec le règne absolu de ceux qui savent, les scientifiques et technocrates)."

 

Il sera question lors du débat des futurs engagements de l’UR FA avec le Réseau Sortir du Nucléaire :

˜      Le « Défi AREVA », installé sur le site de l'ancienne base des sous-marins à Lorient, grâce à des subventions des collectivités locales.

˜      Manifestation contre le nucléaire civil et militaire à l’Ile Longue le 30 juin. Nous ferons tonner nos opinions anti-militaristes, anti-politiciennes et dénonceront les exécrables conditions de travail dans le nucléaire.

 

 

 

˜         Transport gratuit

 

Le collectif pour la gratuité des transports s’est monté en Septembre 2001 en réponse à la venue de Mr. Gayssot à Rennes. C’est un collectif d’associations, individus, organisations et syndicats. En février, les premières rencontres nationales pour la gratuité ont permit de mettre en place un réseau regroupant les collectifs d’une trentaine de villes en France.

 

Actuellement, les recettes des transports publics ne proviennent que pour une proportion faible de la billetterie. Cette part sert en fait à payer la mise en place du transport public payant (guichets de vente, contrôleurs, composteurs, gestion des amendes…). Ainsi, les transports payants obéissent à une logique marchande au nom de laquelle la hiérarchie sociale se reproduit. Dans notre société capitaliste, la liberté de circulation n’existe que pour les marchandises, pas pour les être humains. Du reste, pour financer la mesure du transport gratuit, quoi de plus logique que d’affirmer que ce sont les entreprises qui doivent payer : ce sont en effet les principales bénéficiaires en terme de revenu indirect généré par ce service public. Pour fournir le meilleur service au public, les transports collectifs devront à terme être gérés collectivement par ses travailleurs et usagers.

La gratuité peut être le fruit d’un rapport de force favorable pourvu que les usagers de service public de transport soient suffisamment conscients de leur force collective.

Au cours de ce débat, il sera question des actions menées au sein du collectif Rennais pour la gratuité des transports.

 

 

 

 

 

˜         Contrôle social

 

Le système capitaliste produit d’innombrables effets néfastes au bien-être humain. Il doit donc, pour assurer sa propre survie, mettre en place un discours et une idéologie dominante destiné à maintenir l’oppression de la majorité de la population par une minorité propriétaire des moyens de production et détentrice du pouvoir de décision. Ce travail en amont se complète par la mise en place d’un système de surveillance, destiné, entre autre, à vérifier que les masses adhèrent effectivement au discours. Enfin, quand cela n’est plus suffisant, le système passe à la répression, qui permet, par l’intimidation des rebelles « potentiels », de ramener « l’ordre », c’est à dire en réalité le désordre économique, social et politique que nous subissons tous au quotidien.

 

˜         Luttes sociales en Bretagne

 

Aujourd'hui comme hier, la seule chose qui peut faire reculer les patrons et les politiciens, c'est la lutte sociale et de toute évidence, au vu des conflits qui se multiplient, de plus en plus de salariés le comprennent. Il sera question de l’implication des militants FA dans les luttes dans les comités de chômeurs et dans le syndicalisme d’entreprise.

 

˜         Face aux élections, le projet social anarchiste

Fidèles à nos principes et confortés par l'histoire et par les faits, les anarchistes ne présenteront ni ne soutiendront aucun candidat "petit" ou "grand" aux présidentielles, comme aux législatives, comme d'ailleurs à aucune autre élection où la population est poussée à déléguer son pouvoir sans possibilité aucune de contrôle des élus. Nous n'avons jamais fait, nous ne ferons jamais de chèque en blanc, en politique encore moins qu'ailleurs.

Le constat face aux injustices sociales, la misère et l’exploitation provoque notre révolte et notre volonté de ne pas rester passif devant de telles situations… mais si la révolte individuelle est le point de départ de toute prise de conscience, seule elle ne peut mener à grand chose. Afin de pouvoir transformer ce qui nous entoure, il nous faut donner un sens à notre révolte. Passer de la révolte à la Révolution, c’est être capable, en même temps que nous luttons contre ce système, d’ouvrir des perspectives à nos luttes, de proposer un projet social, un avenir radicalement en rupture avec celui que l’on nous a concoté. Notre contestation radicale de la société actuelle s’accompagne de la profonde conviction q’une société de liberté et d’égalité est réalisable. Nous ne vous livrerons pas un programme ou une ligne politique clé en main, mais des outils à la pratique et réflexion vous permettant de mieux appréhender l’anarchisme.