Le Bulletin

 

La Commune, Librairie et Bibliothèque associative de la        Fédération Anarchiste            Janvier  2003
9, rue Malakoff 35000 Rennes  Tél : 02-99-67-92-87
www.fa-rennes.fr.st
e-mail : fa-rennes@fr.st

 


Manifestation contre

les lois sécuritaires

et la régression sociale

 à l'appel de Ravers et du collectif « Ne Plus Subir ! »

Samedi 25 Janvier 2003

15h 00, Place de la Mairie, Rennes

 

Lors de la réunion publique du 3 décembre (voir ci après) la volonté du groupe La Commune de réagir aux politiques sécuritaires du gouvernement a rencontré la mobilisation de ravers contre les lois sécuritaires. C’est pourquoi le groupe La Commune au sein du collectif « Ne Plus Subir ! » dont elle est à l’origine rejointe par des individus, des squatteurs/euses et Huch ! appelle à mobiliser le plus largement possible pour la manifestation du 25 janvier.  Toutes et tous dans la rue le samedi 25 à Rennes !

 

Appel à Manifester !

Le collectif "Ne plus subir!" soutenu par des individus, la Fédération Anarchiste, Huch!, et le Comité d’Agitation contre le Sécuritaire appelle à manifester le samedi 25 janvier 2003 15 h place de la Mairie à Rennes contre l'offensive sécuritaire et les régressions sociales.

Avec la complicité des États et des gouver-nements la logique des marchés financiers impose la destruction des acquis sociaux, la suppression d'espaces de liberté (free party, squats, itinérance), et la généralisation de la précarité. La mutiplication de ces attaques engendre une révolte légitime politisée ou non.

Et parce qu'ils sentent menacé l'ordre inégalitaire et autoritaire qu'ils veulent maintenir, les pouvoirs économiques et politiques mettent en place des politiques sécuritaires et un arsenal d'outils de contrôle social : prison, remise en cause des droits syndicaux, stigmatisation de catégories dites marginales...

Diviser pour régner est toujours une arme essentielle du pouvoir, seule la convergence des luttes peut permettre d'inverser le rapport de force.

Contact : collectif.neplussubir@no-log.org

9 rue Malakoff 35000 Rennes

 

Texte d'introduction à la réunion publique du 3 décembre  sur la répression et les régressions sociales .

 

Bonsoir à tous et à toutes,

La Réunion Publique de ce soir est organisée par le groupe La Commune de la Fédération Anarchiste. Nous avons invité plusieurs organisations proches à tenir des tables de presse.

 

Je vais rappeler brièvement ce qu'est la Fédération Anarchiste: la FA est une organisation spécifique, qui tend à réaliser la synthèse en son sein des différentes tendances de l'anarchisme: communiste libertaire, individualiste et anarcho-syndicaliste. Les individus militants à la FA sont convaincus de la nécessité de s'organiser collectivement contre un système politique et économique qui est lui très organisé. Nous voulons réaliser une révolution globale, économique et sociale, afin que soit détruite cette société fondée sur la propriété privée ou étatique des moyens de production et de distribution, toutes les formes d'exploitation et les rapports d'autorité. Nous opposons à la société capitaliste ou communiste autoritaire un modèle de société, organisé sur le plan politique et économique de façon fédérale et non-hiérarchique, où chacun, habitant d'une commune ou producteur au travail, prendrait ses affaires en main, déciderait en connaissance de cause et se verrait rétribuer selon le principe d'égalité : " De chacun selon ces capacités, A chacun selon ses besoins, "

 

Ces principes, issus de nos principes de base organisationnels, que vous trouverez ce soir sur le table de presse, sont pour nous les conditions de la réalisation d'une société sans classe ni Etat garantissant à chacun individuellement comme à tous collectivement la liberté dans l'égalité. Mais comme le disait fort justement l'anarchiste italien Ericco Malatesta, homme de plume, mais aussi d'action, "l'Anarchie n'est pas pour nous autres anarchistes, un beau rêve à faire au clair de lune". C'est pourquoi notre action s'inscrit évidemment dans la pratique et l'actualité du XXI ème siècle.

 

Force est de constater que l'année 2002 a été jusqu'à présent particulièrement calamiteuse, en terme d'atteinte aux droits individuels et collectifs. L'écart entre riches et pauvres ne cessent de s'accroitre d'une part à l'intérieur d'un même pays, et d'autre part entre les pays du Sud et du Nord. Dans le Monde, la Guerre impérialiste se prépare, en Irak et ailleurs. En France, comme dans le reste des pays développés, les lois les plus liberticides ont été votées, par la Gauche comme par la Droite, souvent dans la plus complète illégalité au nom de la lutte anti-terroriste. Des mesures draconniennes (Extension des moyens des forces répressives de l'Etat: Armée et Police) visent à criminaliser les plus précaires d'entre nous, qu'ils soient squatteurs, raveurs, prostituées, syndicalistes ou étrangers.

 

 

Mais ne nous y trompons pas : les politiciens de gauche auront pourtant quelques difficultés cette fois à redorer leur blason souillé par leur habituelle turpitude de collaboration de classe, comme l'a montré leur éviction au cri de "Non à la Gauche caviar, et hors d'ici, Bourgeois !" du cortège des cheminots CGT à Paris le 26 Novembre.

 

En effet, si la droite avec Sarkozy a sorti ces lois sur la Sécurité Intérieure, Jospin avait dégainné ses fameuses lois sur la Sécurité Quotidienne, au nom de la lutte anti-terroriste, criminalisant par exemple la fraude multi-récidiviste dans les transports en commun, au moment où la revendication pour la gratuité des transports refaisait jour. De même, c'est bien sous Jospin que le travail de nuit des femmes a été légalisé.

 

A l'heure actuelle, les inégalités s'accroissant, le potentiel de révolte doit être pour l'Etat et le patronat maté par une véritable offensive contre les luttes sociales. A ce titre, la condamnation de José Bové et René Riesel de la Confédération Paysanne à 14 mois de prison a comme objectif principal l'intimidation des révoltés et révolutionnaires. D'autres syndicalistes, certes moins médiatisés en ont dernièrement fait les frais : le secrétaire de l'Union Locale CGT de Cherbourg, Alain Hébert, condamné iniquement à de la prison ferme pour action syndicale pendant l'été en même temps que 3 syndicalistes de France Telecom, dont un de la CNT qui avaient osés dénoncer publiquement le harcèlement moral dans leur entreprise, se sont fait radier de la Fonction Publique d'Etat, ce qui est un fait unique pour de tels agissements dans l'histoire moderne. Rappelons que chaque année en France, 17 000 syndicalistes en moyenne se font licencier. La démocratie de proximité dont parle Mr Raffarin n'est rien d'autre que l'encasernement des élèves et habitants des quartiers pauvres, et Fabrice parlera tout à l'heure certainement de se qu'implique la régionalisation.

 

Pour les dominants, la répression est donc un moyen d'obtenir par l'intimidation la docilité de ceux qui subissent les régressions sociales. Il va de soit que pour les anarchistes, la lutte contre la répression est indissociable de la lutte contre ces régressions sociales, au même titre que la lutte anti-fasciste est indissociable pour les anarchistes de la lutte anti-capitaliste. C'est donc bien de l'articulation de ces 2 luttes qu'il sera question ce soir.

 

Dans un premier temps, Fabrice abordera les questions d'ordre sociales, qui sont pour les anarchistes le terrain d'investissement prioritaire. Des contre-offensives des travailleurs sont possibles, comme l'atteste la manifestation du 23 Novembre à Lannion contre les charrettes de licenciements dans le Trégor où l'Union Régionale Bretagne de la FA était présente, ou encore le Mardi 26 Novembre, qui pourrait bien appeler à des convergences public-privé de plus grande ampleur, pour peu que les militants syndicalistes de base réussissent à pousser dans le sens de l'action, comme ce fut par ailleurs le cas le 26, à contre-courant des bureaucraties syndicales. Nous sommes en effet convaincus que le changement global de société débutera par une grève générale interprofessionnelle reconductible.

 

Dans un second temps, Jean-Pierre nous parlera du contrôle social en tant que mode de protection du système capitaliste contre ses opposants, en ce qu'il prépare l'intégration des exploités à leur propre misère, ce qui est la première étape avant de les réprimer.

 

La parole sera ensuite donnée à la salle, qui a été réservée jusqu'à 23 Heures. Il pourra par exemple être débattu sur la base du "Comment Agir pour ne plus avoir à Subir? "

 

 

Communiqué de la Fédération Anarchiste sur la répression sociale

 

La Fédération Anarchiste s'oppose fermement au jugement qui condamne désormais les syndicalistes René Riesel et José Bové à 14 mois de prison ferme pour avoir participé à des actions anti-OGM. Elle s'oppose également à toute criminalisation de militants sociaux, par des pouvoirs de droite comme de gauche : la répression et les lois sécuritaires ne sont effectivement pas l' apanage de la droite.

Quand l'injustice devient loi, quand l'oppression est permanente, la résistance s'impose : c'est pourquoi la Fédération Anarchiste appelle à la désobéïssance civile face aux lois iniques, à la résistance face aux forces de l'Etat quand elles répriment le mouvement social et à combattre les décisions de la justice de classes qui condamnent les militants progressistes, y compris quand ceux-ci pratiquent l'action directe non-violente.

 

FEDERATION ANARCHISTE

Secrétariat aux relations extérieures.

 

2- Manifestation de Lannion,

23 Novembre 2002.

 

LA GRÈVE GÉNÉRALE

 OU L’ESCLAVAGE MODERNE

 

La catastrophe

Partout se multiplient les licenciements de masse. En France, entre janvier et août 2002, le nombre de licenciéEs économiques s’élevait à 180 000 (hausse de 76 % par rapport à l’année dernière). Tous les secteurs d’activités, toutes sortes d’entreprises sont touchés : Danone, Michelin, Moulinex, Bull, ainsi que les fameuses start-up locales comme Highwave. Et ça n’est pas fini, à l’échelle mondiale Alcatel pense virer 39 000 salariéEs, « Compaq Helwet Packard » 20 000, Siemens 20 000, Lucent encore 350 000… Plus discrètement les contrats à durée déterminée et les missions d’intérim ne sont pas reconduits, les retraité-e-s ne sont pas remplacé-e-s.

 

 

Tout ça pour qui ? Pour quoi ?

Ce n’est que le résultat de la logique capitaliste.

D’un côté, c’est le productivisme à tout crin :

- quand le patronat se lance dans une surproduction irresponsable écologiquement, pousse à des cadences usantes pour les salarié-e-s, pour atteindre un fantastique seuil de rentabilité. Plus les produits sont créés et vite, moins la main d’œuvre coûte... et donc plus elle rapporte !

- c’est la logique du taylorisme, doctrine économique, où tout n’est qu’une question d’équation pour optimiser les profits afin de continuer à investir pour encore pouvoir générer du profit.

 

Mais les régions géographiques ont leurs limites sociales alors on délocalise pour aller appliquer sa logique un peu plus loin, on s’en va en emportant tout ce que les autres avaient créé, puisque la transformation de la matière et de l’effort en argent le permet, puisque tout le monde le permet... Il faut avant tout maintenir des revenus substantiels au patronat, aux actionnaires, aux fonds de pension.

 

D’un autre côté, que la situation économique soit bonne ou pas, on n’hésite pas à dégraisser, à jeter les salarié-e-ss après les avoir bien pressé-e-s, au nom de la productivité, de la rentabilité ou pour « sauver les meubles ». Dans tous les cas, nous sommes perdant-e-s. Ainsi, aujourd’hui, en 2002, les marchés rétrécissent, ils ne peuvent plus absorber l’intégralité des produits fabriqués aux prix et dans les délais souhaités par nos maîtres. Les usines tournent au ralenti. On investit peu, mais surtout on licencie comme on éteint les machines. Rien de neuf. Nous sommes à la merci des embellies, des soubresauts, des caprices du capitalisme national et mondial. Mais est-ce une fatalité ? Il est temps de briser ce cycle infernal ! Jusqu’où nous laisserons-nous faire ?

 

Interdiction des licenciements ?

Oui, mais par un rapport de force direct avec le patronat et non par l’abandon de notre capacité d’action à des partis politiques, à des bureaucrates dont l’unique souci est le pouvoir et sa conservation ! Ne délocalisons pas nos luttes à la Préfecture, à l’Assemblée Nationale. Car le personnel, élu ou nommé, de ces institutions pratique la solidarité de classe, celle de la bourgeoisie dont ils et elles sont issu-e-s et qu’ils et elles entendent maintenir dans ses privilèges.

De plus, une simple loi d’interdiction des licenciements sera un encouragement à la précarisation accrue des contrats de travail. Les patron-ne-s ne pouvant plus virer à loisir recruteront sous forme de contrats précaires !

 

Des nationalisations ?

Beaucoup de militant-e-s de gauche croient voir dans le libéralisme, le capitalisme privé, le seul ennemi. L’État serait le seul rempart, les nationalisations seraient la panacée, ça pourrait être un moindre mal. Pourtant l’État est un patron comme les autres, sinon un des pires. Combien de TUC, de CES, d’emploi jeunes a-t-il usé ? Le capitalisme d’État peut être aussi rapace. Ainsi France Telecom a été racketté par son actionnaire principal, l’État, de 20 milliards d’Euros pour l’attribution des licences UMTS. Poussé à son paroxysme, le capitalisme d’État (voir la Chine populaire ou la dictature soviétique) favorise une minorité privilégiée, l’exploitation de l’homme par l’homme. Il crée une nouvelle classe dominante. Toujours.

 

Que désirent les anarchistes fédéré-e-s ? !

Bien sûr un changement radical du système. Il nous faut briser le pacte social, la servitude qui nous lie au patronat. Rappelons que c’est ENCORE nous qui produisons les richesses. Nous devons nous les réapproprier. La légitimité, l’idée de justice ne saurait appartenir à la Propriété, à ces détenteurs...

Renouons avec les pratiques d’action directe et d’autogestion : occupons les entreprises pour une grève générale et expropriatrice. Relançons des initiatives d’auto organisation des travailleurs et travailleuses contre le terrorisme patronal.

Enfin plaçons les sociétés, les services publics sous contrôle direct du peuple. Fédérons-nous, partageons les richesses et la gestion des moyens de production.

 

PAR DELÀ LES FRONTIÈRES,

ÉGALITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIALE !

 

Tract a été distribué lors de la manifestation de Lannion.

 

 

Ah, si Marie avait connu l'avortement...

>>>Action contre SOS Tout-petit

(9-11-02)

 "Vous voyez, vous ne seriez pas venus, ils seraient passés inaperçus...". Ce samedi après-midi, à Rennes, le responsable de la police essaie de faire dans le dialogue en commentant notre présence... Ca ne nous intéresse pas, qu'il aille se constituer une vie sociale intéressante dans un métier ou des activités épanouïssantes ! 

         Les intégristes de "sos tout-petit" sont là, ils ont obtenu une autorisation de se rassembler de quatorze heure trente à seize heure, ont déployé banderolle papier et autel portatif (gadgeterie bondieusale faite maison) et cantiquent à tours de missels... Une bonne part de la "mouvance" libertaire rennaise est présente, les orgas, individu-e-s, mais aussi des gays et lesbiennes, des féministes, et des passant-e-s qui arrêtent de passer pour passer à l'action : slogans, jetés de capotes, risées...

 

 

           L'info a bien circulé, et c'est déjà un très bon point : nous sommes une centaine, ils sont cinquante. Cinquante, c'est à dire trente intégristes et vingt flics, remontés, sans doute irrités que nous les ayons fait déplacer... Le bleu leur donne grise mine. Devant notre présence en nombre, les intégristes (trois catégories sur leur trottoir d'en face : la petite famille hallucinée, le vieux pruneau ridé -mes excuses aux pruneaux pas fachos, ceux là sont à croquer-, et le militant type Front National Jeunesse, prêt à en découdre) ont fait venir un huissier, au cas où nous les empêcherions d'assurer leur manifestation ! C'est donc à un beau ramassis d'ordre moral et de ses garants (le goupillon, l'extrême droite, la police et la justice bourgeoise) que nous faisons face, joyeusement ce samedi après-midi, et, hormis quelques oeufs pourris vite balancés sur nos martyres, c'est "à coup" de slogans et chansons pas catholiques que nous couvrons de nos voix les cantiques intégristes : "Ah si Marie...", "Si tu veux être heureux nom de dieu... coupe les curés en deux, fous les églises par terre, et l'bon dieu dans la merde...!", "...vous nous cassez l'clito !".

          Nous ne manquons pas, par ailleurs, de noter la présence génuflexée de Xavier Dor ("Martyre, c'est pourrir un peu" dirait Prévert devant ses genoux caleux), et certains font remarquer aux flics que ce mec là est sous le coup d'une voire de plusieurs interdiction(s) de justice de participer à de telles activités, aux alentours d'un centre d'interruption volontaire de grossesse : bien sûr, au lieu de faire appliquer la justice à l'encontre des notables cathos agenouillés dans l'oeuf pourri, et après avoir tenté de nouer le dialogue avec nous, le chef des flics, même pas convaincu dans le ton, nous menace pour la forme : "Si j'en vois un jeter un oeuf, ou provoquer une rixe, oulà !, attention hein !"... On l'écoute à peine.

              Et bien oui, on a bien fait d'être là, car, oui, peut être notre présence rend-elle plus visible l'attroupement de ces facheux fachos, mais il est aussi certain que laisser ces corbeaux sans opposition sur le terrain, au-delà de leur permettre de nuire aux quelques femmes venues avorter ce jour là, et plus encore que de leur permettre d'afficher tranquillement leur idées réacs, serait laisser penser à tout un lobbying très organisé, puissant, et dont des proches des Chirac et d'autres parlementaires sont membres, que des retours en arrière sur des droits acquis de longue lutte, des droits des femmes mais aussi toutes sortes d'autres droits sont possibles : le silence des pantoufles, devant le bruit des bottes, ainsi que les discours du type "Vous faites le jeu de...", très peu pour nous !

Manu FA Rennes

 

Des brutes et des truands

 

L'année 2002 aura été particulièrement calamiteuse.

 

Au plan international, avec le sinistre Bush qui entend coûte que coûte entraîner le monde dans un bain de sang pour mieux contrôler les ressources pétrolières, ou avec l'assassin Poutine, le terroriste d'Etat, responsable de centaines et milliers de morts en Tchétchénie, les brutes et les truands font la loi.

 

En France, dans un registre certes moins sanglant (pour l'instant ?), les Chirac, Raffarin, Sarkozy, mettent en place une démocratie blindée contre les luttes sociales.

 

Les conséquences du vote Chirac

Le psychodrame dément, mais bien organisé, qui a eu pour objet, en avril dernier, de faire croire que pour éviter les "hordes fascistes" il fallait voter Chirac, a bien fonctionné. La gauche plurielle, avec ses satellites syndicaux, pour mieux faire oublier ses propres responsabilités a joué la carte du "front républicain".

 

Même le "gentil Besancenot", qui passe si bien à la télé, est allé sur le même créneau. Les médias ont d'ailleurs beaucoup apprécié.

 

Pour notre part, notre position n'a pas varié, consensus ou pas : la peste brune ne se combat pas par les urnes. Elle l'est par les luttes sociales. C'est autrement plus compliqué, plu exigeant, plus long et cela ne se délègue pas aux politiciens.

 

La situation ne nous donne-t-elle pas raison ?

 

Etat policier

La loi Sarkozy sur la sécurité intérieure est une loi "caractéristique d'un Etat policier". Ce n'est pas nous qui le disons, c'est la Ligue des Droits de l'Homme et le syndicat de la magistrature, peu suspects d'être des révolutionnaires acharnés.

 

"Ce projet de loi dessine les contours d'une société où les policiers font le travail des juges et peuvent violer en toute impunité les libertés individuelles, où les avocats sont mis en marge, où être pauvre devient un crime et où être simplement simplement suspect devient prétexte à mettre toute personne dans des fichiers de plus en plus tentaculaires" (communiqué de la LDH).

 

Régionalisation : le retour aux féodalités

Partout en France, se déroulent des "assises pour les libertés locales" qui, dans les faits, servent à entériner une réforme de la constitution déjà ficelée.

 

La France "d'en bas", la "proximité" de Raffarin, c'est de la communication, du vent, du pipeau. Sur le terrain, chacun peut le constater, en fait de proximité on ferme des lits d'hôpitaux, des maternités (exemple Paimpol), des bureaux de poste, des écoles (5 ou 6 fermetures sont programmées à Rennes pour l'année prochaine selon l'Adjoint au Maire) et le lycée Anne de Bretagne sur ordre du Conseil Régional…

 

Les transferts de compétences vers les régions correspondront dans les faits au triomphe des féodalités : c'est la restauration des droits particuliers, des lois régionales, bref le retour à avant 1789 !

 

De Rohan, Madelin, Méhaignerie, Hervé… seront demain les petits seigneurs régnant sur leurs fiefs.

 

Dans bien des régions, cela fera d'ailleurs le jeu de Le Pen : l'avenir est à une extrême droite à l'italienne sur le modèle de la ligue du Nord d'Umberto Bossi.

 

Les anarchistes ne sont pas, et n'ont jamais été par définition, les défenseurs de l'Etat, mais nous ne confondons pas service public et Etat, fédéralisme libertaire et régionalisme. Nous savons que la différenciation des droits conduit à ne plus considérer l'individu dans son entier, sans distinction d'origine, de sexe ou de toute autre classification, mais à prendre en compte l'individu selon sa prétendue appartenance communautaire. L'anti-thèse absolue de la société de liberté et d'égalité à laquelle nous aspirons. La Corse aux corses, la Bretagne aux bretons ou la France aux français, très peu pour nous ! Nous ne savons que trop que cette atomisation des droits, des statuts, des conventions collectives, n'ont qu'un seul but : diviser les travailleurs, nier la lutte des classes.

 

Quelle riposte ?

C'est bien du terrain social, une fois de plus, que la solution peut surgir : le 3 octobre à Paris, avec l'imposante manifestation des électriciens et gaziers notamment, le 17 octobre avec la grève très suivie dans l'Education Nationale. Le 23 novembre à Lannion, les salariés se sont mobilisés contre les plans de licenciements qui se multiplient.

Le 26 novembre, journée d'action nationale des cheminots, des appels à la grève générale de la Fonction Publique se sont multipliés. Le 26 Novembre n'a été qu'une étape, il ne doit pas rester lettre morte. Des convergences public/privé existent. Il faut tout faire pour qu'elles aboutissent.

 

 

 

Bibliothèque – Librairie

 

Nouvelles de la librairie associative "La Commune"

 

Depuis 6 ans déjà le local du 9 rue malakoff à Rennes diffuse les idées anarchistes par sa librairie associative (entre autres moyens d'expression et de lutte). Cette lettre électronique a pour but de vous informer sur les livres disponibles au local en particulier sur les nouveautés et sur ses activités. Nous avons  près de 200 titres disponibles. Dont la plupart sont introuvables dans les librairies commerciales. Face au rouleau compresseur de la culture dominante le local participe à la diffusion d'une contre-culture anti-autoritaire. Pour celles et ceux qui veulent faire la télé buissionnière!

 

1 -Anarchisme :

-L'Anarchisme en Europe, Gaetano Manfredonia, Que sais-je?, 6,50 E, Présentation de l'histoire du mouvement anarchiste, de ses idées, de son actualité.

-L'Ordre moins le pouvoir: histoire et actualité de l'anarchisme, Normand Baillargeon, Agone, 10 E. Godwin, Stirner, Proudhon, Bakounine, Kropotkine, Chomsky, la Russie, l'Espagne, mai 68, l'économie, l'écologie, les médias, autant de chapitres pour découvrir l'ensemble du mouvement libertaire, ses principes et ses pratiques anti-autoritaires.

-L'anarchie : une histoire de révoltes, Claude Faber, Milan, 4 E, Encore une présentation de l'anarchisme, sujet qui semble intéresser les éditeurs (y aurait-il des lecteurs et lectrices ?), présentation simple et claire pour sortir des idées reçues.

-Pour un avenir libertaire, Internationale des Fédérations Anarchistes, éditions du Monde Libertaire, 3 E, cette brochure rassemble une sélection de motions issues des congrès de l'Internationale des Fédérations Anarchistes (IFA), au sommaire : critique du capitalisme, du marxisme, et propositions alternatives.

-La grève des électeurs, Octave Mirbeau, L'Insomniaque, 4,5 E, Pamphlet de l'écrivain anarchiste contre cette démission institutionalisée que sont les élections.

 

2- Histoire Sociale

-L'épopée d'une Anarchiste; New York 1886 - Moscou 1920. Emma Goldman, éditions Complexe, 10,50 E, Sa vie est un roman! Amour et Anarchie! De sa découverte de l'anarchisme aux trahisons de la révolution par les bolchéviks, Emma nous raconte de façon simple et passionnée sa vie.

-Ils ont osé! Espagne 1936-1939 : chroniques, témoignages, reportages... de l'époque, éditions du Monde Libertaire, 15 E, Ce sont les témoignages d'époque retrouvés dans les archives et les journaux qui racontent les expériences de socialisation, d'autogestion de l'Espagne révolutionnaire. Une mine.

-Barcelone 1936 : un adolescent au coeur de la révolution espagnole, Abel Paz, La Digitale

 

 

3- Luttes sociales, Economie

-Medef : un projet de société, Thierry Renard et Voltairine de Cleyre, Sylepse, 8 E, pour décrypter les discours et les amitions du Medef.

-Pour Comprendre la 'Crise' Agricole, JP Tertrais, éditions du Monde Libertaire, 3 E, une analyse de l'agriculture capitaliste et de ses conséquences par un compagnon du groupe La Commune. Indispensable!

-Drogues : contre la criminalisation de l'usage, Théo Simon, éditions du Monde Libertaire, 7 E, analyse politique d'un point de vue libertaire de la question des drogues.

-Putain d'usine!, JP Levaray, L'Insomniaque, 7 E, JP est ouvrier dans une usine du même groupe que celle de Toulouse, AZF, qui a explosé en septembre 2001 avec les conséquences que l'on connaît. Il fait ici le récit de la condition d'ouvrier dans une usine en voie de fermeture (pas encore annoncée mais qu'il sait programmé par les lois des capitalos), d'une usine qui est un danger pour ses ouvriers et les autres, un récit mêlant espoir et mélancolie, un putain de bouquin!

-Zéro euro, zéro fraude, FA, éditions du Monde Libertaire, 3 E, les transports gratuits c'est possible!

-Anarcho-syndicalisme et luttes ouvrières, coll., ACL, 9 E, comme son nom l'indique.

-De la doctrine à l'action : l'anarchosyndica-lisme des origines à nos jours, Rudolph Rocker, ACL, 6.10 E, classique présentation de Rocker. A recommander!

 

4- Sécuritaire, antimilitarisme

-Au pied du mur, Coll., L'Insomniaque, 15.24 E, citations, témoignages, plus de 700 raisons de se débarrasser des prisons.

-Il y a dix ans : la guerre du Golfe, René Berthier, Reflex, 3 E, à la veille d'un nouveau conflit il est intéressant de revenir sur cette 'guerre du Golfe', sur sa réelle signification. Pour se dé-décerveler à titre préventif!

$ù^^-De la guerre comme politique étrangère des Etats-Unis, Chomsky, Agone, 13 E, analyse de la guerre comme outil de 'relations internationales' par le gouvernement américain par l'intellectuel libertaire américain bien connu.

 

5- Idées

-L'esprit libertaire du surréalisme, Alix Large, ACL, 9.15 E

-La Culture Libertaire, coll., ACL, 19.82 E, Actes du colloqueinternational de Grenoble, mars 1996, de nombreuses contributions sur la culture libertaire en France, au Japon, en Italie...

-Nouveau cours rationnel et complet d'espéranto, SAT, 8.38 E

-L'unique et sa propriété, Max Stirner, La Table Ronde, une des sources de la pensée libertaire.

-Écrits libertaires, Bakounine, Le Temps des Cerises, 7.6E, morceaux choisis du révolutionnaire russe.

 

Et bien d'autres titres des éditions du Monde Libertaire, La Digitale, Acratie, L'Insomniaque, ACL,...

Des Journaux  : Le Monde Libertaire, Courant Alternatif, No Pasaran...

Affiches, autocollants...

Et pour celles et ceux qui veulent agir, ils peuvent rencontrer les compagnes et les compagnons du groupe "La Commune" de la FA.

Pour l'achat de livres par correspondance vous pouvez prendre contact avec la librairie du Monde Libertaire, 145 rue Amelot, 75011 Paris.

Permanences du local

La Commune

Tous les mercredis et samedis de 15h à 19h

 

 Souscription :

 

 

Le local existe maintenant depuis plus de six ans et  participe à la diffusion d’une contre-information anarchiste.  Il ne vit que par la volonté de celles et ceux qui pensent qu’un  tel lieu est nécessaire au mouvement libertaire.  Mais pour assurer  sa pérennité et  son entretien nous avons toujours besoin d’un coup de main. C’est pourquoi une souscription est lancée.

Depuis le  dernier bulletin nous avons reçu  des  dons : que toutes et tous en soient remerciés.  Cependant  votre soutien nous est toujours une précieuse aide.  Si vous souhaitez nous aider il existe deux solutions : soit  en nous adressant un chèque ponctuel à l’ordre de l ‘ACL, soit en  soutenant plus régulièrement  le local par un prélèvement mensuel  ou un don mensuel. Pour remplir une autorisation prélèvement  une feuille explicative est disponible au local ou sur demande : contactez-nous.

 

 

Agenda

 

Ü                Samedi 18 Janvier 2003, 15h, Place de la Mairie, Manifestation contre la guerre en Irak. 

 

 

 

 

Ü                Samedi 25 Janvier 2003, 15h, Place de la Mairie, Manifestation contre les lois sécuritaires et les régressions sociales à l'appel des Ravers et du collectif « Ne Plus Subir » dont la FA fait partie.

Ü                Samedi 1er  Février 2003, Manifestation contre la réforme des retraites

Ü                Jeudi 6 Février, 20h45, au Local "La Commune". Réunion du groupe ouverte au public comme tous les mois.

 

« La Guerre que l’on voit danser le long des golfes clairs a des reflets d’argent. »

 

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