Encore un jour pour rien ?

Les journées d’action sans lendemain, y’en a marre !

Une nouvelle fois, nous voilà de nouveau à manifester dans la rue pour une sempiternelle journée d’action, sans réel espoir, par ce moyen, de faire reculer l’État et les patrons qui nous assènent les coups les uns après les autres.           Après nos retraites en 2003, notre Sécurité Sociale en 2004, voilà qu’ils s’attaquent au code du travail, après le CNE pendant l’été 2005, voilà le CPE pour les jeunes, et de Villepin nous en promet d’autres nous rejetant de plus en plus dans la précarité et la misère : 70% des emplois créés sont des emplois précaires.

Et pendant ce temps, les licenciements se multiplient comme chez Hewlett-Packard (1240 emplois de supprimés), Flextronics (503 emplois), 9CGTEL (661), Cfgomma (328, et malheureusement ce n’est peut-être qu’un début) sans compter les nombreux licenciements que cela va impliquer chez les sous-traitants. Sans parler de tous les licenciements dans les PME-PMI dont on ne parle pas dans les médias. Et pour couronner le tout, la machine à exclure les chômeurs des statistiques tourne à plein régime, résultat : 6% d’augmentation de Rmistes sur un an.

Et ce serait une petite journée de manif qui serait susceptible de faire reculer l’État et les patrons,…là, on se fout de notre gueule !!!

Démocratie blindée

            Face à ce massacre social planifié, les résistances s’organisent et c’est là que le deuxième volet de la politique gouvernementale prend tout son sens : la répression. Exprimer ses idées, manifester ou faire grève à l’heure actuelle en France c’est s’exposer à un tabassage en règle, que ce soit les sans-papier, les étudiants, les lycéens, les marins de la SNCM, les traminots et plus récemment les teufeurs. Après la répression systématique des mouvements sociaux et syndicaux et avec l’application de l’état d’urgence (instauration de couvre-feux, possibilité de perquisition de jour et de nuit, possibilité d’interdire manifestations ou rassemblements, contrôle des médias…), l’Etat se donne les moyens de préparer la guerre sociale contre les pauvres et tous ceux qui résistent à cette société de classes. Cette fuite en avant, dans une dérive fascisante pour le moins inquiétante, doit mobiliser toutes les composantes du mouvement social et syndical pour organiser la défense de nos libertés et de nos conquêtes sociales. La devise du pays n’est pas liberté, égalité, fraternité, mais bien consomme, travaille, ferme ta gueule et crève.

Organiser la résistance ou se laisser crever ?

            Alors qu’il était souhaitable d’exprimer notre solidarité avec les marins de la SNCM lors de la grève du 4 octobre et de lancer un vaste mouvement de lutte, rien n’a été fait par nos directions syndicales, de même lors de la grève des traminots de la RTM et alors que de nombreux appels à la grève étaient lancés dans de nombreuses entreprises de transports publics par solidarité, tout a été fait pour empêcher l’extension du conflit.

            Nos directions syndicales semblent pour le moins frileuses voire opposées à un vaste mouvement  pour autant nécessaire au vu de l’ampleur des attaques que nous subissons.  Elles n’ont de cesse de nous faire poireauter jusqu’au prochaines échéances électorales nous faisant miroiter un changement de politique. Mais qu’attendre encore du PS et de ses alliés, rien de mieux, puisqu’ils ont été eux-mêmes à l’initiative de nombreux types d’emplois précaires (CES, emplois jeunes, CEC, explosion de l’intérim lors des présidences mitterrandiennes,…).

Capitalisme = profit (pour eux) = misère (pour nous)

            Parce que la débrouille individuelle face au patron est sans lendemain et que seule la lutte collective peut nous permettre de remporter des victoires qui nous redonnerons confiance en nos capacités combatives. Celui qui lutte peut perdre mais celui qui ne lutte pas a déjà perdu.

            La léthargie du mouvement social est le résultat de notre erreur de croire en des margoulins à la solde des partis politiques, nous enfermant dans un illusoire  changement de nos conditions de vie par le seul remplacement du personnel politique,  et qui se sont appropriés les syndicats, à l’origine, outil de nos luttes. Toute idée de réforme de ce système est vouée à l’échec car l’unique but du capitalisme étant de faire du profit et que la concurrence entraîne les patrons à faire baisser les coûts de production, en particulier par la diminution de la part des salaires dans la valeur ajoutée que nous créons. Comme le disait dernièrement le patron de Peugeot « il n’y a pas de limite au gain de productivité ».

Et c’est pour cela qu’il faudra mettre sur la table un jour la question de la révolution

Les politiciens et les hommes d’affaires n’ont que le pouvoir qu’on veut bien leur accorder !

Organisons-nous !

 

Fédération Anarchiste – Groupe La Sociale : Local « La Commune », 9 rue Malakoff – 35000 Rennes -   (. 02.99.67.92.87 – Permanence les mercredis et samedis après-midi de 15h à 19h.   Vente du Monde Libertaire sur les marchés dans le haut de la Place des Lices et place du Banat au Blosne le samedi de 11h à 13h               www.farennes.org   mél :  contact@farennes.org

 

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