PENTECOTE

Pas un jour,pas une heure,pas une minute,

pour la corvée du 16 mai !

 

Terrifiés par l’insurrection générale, notamment dans les campagnes, les 150 châteaux incendiés, les titres seigneuriaux détruits… la noblesse et le clergé ont du renoncer, dans la nuit du 4 août 1789, à leurs privilèges dont celui d’imposer des corvées aux paysans, c’est-à-dire un travail gratuit et obligatoire ! Faudra-t-il retrouver les bonnes vieilles méthodes de 1789 pour faire céder Raffarin and Co ?

Dans un réflexe très sain de quasi désobéissance civile, une très grande majorité de salariés refuse d’aller donner gratuitement une journée de travail pour le gouvernement et le patronat. Même si ces derniers ont tendance à nous prendre pour des imbéciles à la mémoire particulièrement courte, chacun sait que cette pseudo journée de solidarité, inventée par Raffarin (assimilable plutôt à de la charité obligatoire), correspond dans les faits à une immense escroquerie. Les salariés ne sont pas responsables, comme on a voulu leur faire croire pour mieux les culpabiliser, des 15 000 morts de la canicule de 2003. C’est la politique systématique de fermeture de lits d’hôpitaux, de réduction drastique des moyens des services publics de santé, qui est à l’origine de cette catastrophe sanitaire.

Et comme d’habitude, ce sont ceux qui sont les moins bien placés pour le faire, qui nous donnent aujourd’hui des leçons de « solidarité » : Quel salarié a bénéficié de 70 % d’augmentation comme se les sont octroyés les ministres en 2002 ? Quel salarié dispose d'appartement de fonction de 600 m² ? Quel salarié peut prétendre bénéficier d'une prime de départ à la retraite de 39 millions d’euros comme le PDG du groupe Carrefour ?

La réalité, c’est que ce sont les employeurs qui sont les seuls gagnants de cet accroissement non rémunéré du temps de travail. Une journée de travail représente en moyenne 0,45 % de la masse salariale et la contribution demandée aux entreprises sera seulement de 0,3 %…

Bref, malgré les mensonges et les contre vérités débités sur tous les médias (avec la propagande martelée chaque jour pour appeler à voter oui le 29 mai, nous sommes particulièrement gâtés en ce moment), la journée de corvée de Raffarin s’annonce déjà comme un grand flop. Dans de nombreuses entreprises les patrons, prudemment, n’obligeront pas à travailler le 16 mai (mais piquent tout de même, le plus souvent, une journée de RTT), les cheminots travailleront 1 mn et 52 s de plus par jour… Et dans de nombreux secteurs (fonction publique, transports, commerce, bâtiment, action sociale…) les appels à la grève se multiplient. Même la direction de la CFDT, qui il y a encore quelques semaines s’interrogeait publiquement sur la « légalité d’une grève ce jour là » (!), est poussée aux fesses par sa base. C’est dire !

Et cette forme de désobéissance populaire inquiète fortement le gouvernement.

Au final, cela prouve qu’au-delà de la question de l’abstention ou du vote non le 29 mai prochain, le problème essentiel est d’aider à ce que les salariés de ce pays soient en capacité d’imposer sur le terrain social qui est le leur, leurs revendications au gouvernement, au patronat, voire à leur propre direction syndicale…


Fédération Anarchiste - Groupe La Sociale

C/o local « la Commune », 9, rue Malakoff 35000 Rennes Tel/Rep. : 02.99.67.92.87

 http://www.fa-rennes.org/ e-mail : fa-rennes@fr.st

Permanences au local « la Commune » les Mercredis & Samedis de 15h à 19h.

 

 

 

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